Les 3 versants de la fonction publique occupent 15 000 agents sur Montreuil, avec la territoriale, l’hospitalière et l’état. Tous partagent la perte de valeur du point d’indice : -30 % en 25 ans, avec une smicardisation dont témoigne l’indemnité différentielle perçue depuis le 1er juin 2026 par près de 4 000 d’entre eux ! Aucun secteur n’est épargné : Hôpital André Grégoire, personnels de la Mairie, de l’Education Nationale (de la maternelle à l’IUT en passant par les enseignants du privé sous contrat), de la Douane et des Finances publiques, du nouveau pôle juridique regroupant la Cour Nationale du Droit d’Asile et le Tribunal Administratif, de la Police Nationale ou des Offices Agricoles.

De nouvelles coupes sombres sont annoncées dans les budgets publics alors que 36 milliards d’euros viennent s’ajouter aux 415 milliards d’euros de crédits au titre de la loi de programmation militaire… Le rendez-vous salarial manqué du 8 juillet a confirmé le mépris du gouvernement pour ses agents.

Une situation qui appelle une riposte de masse : la CGT exige la revalorisation du point et son indexation sur l’inflation, la refonte des grilles, l’intégration des primes dans le traitement, l’égalité salariale entre femmes et hommes, l’abrogation du jour de carence et le retour à 100 % de la rémunération en congé maladie.

Enfin, du 3 au 10 décembre les élections professionnelles des 3 fonctions publiques seront un moment décisif à quelques mois des élections politiques pour établir un rapport de force face aux projets « à l’italienne » de sortie du statut pour une fonction publique « d’emploi » et non plus de carrière.

Pour les salaires, les conditions de travail, les titularisations et l’avenir même du service public, le poids du vote CGT sera décisif.